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16 avril 2017

Cheminement spirituel

En conscientisant nos sensations fines positives, plusieurs rencontrent une sensation qui semble provenir de la fine pointe de l'Être où l'homme semble être touché par Dieu : la sensation de Dieu en soi. En la conscientisant, en la laissant se dire, se déployer, en s'en laissant imprégner, elle nous tracte vers plus que soi.

En prenant appui sur la sensation de Dieu en soi, nous découvrirons que notre cheminement humain, notre guérison se feront de plus en plus en douceur. Dieu devient le maître d'œuvre et non seulement nous révélera à nous-mêmes, mais il guérira notre humanité blessée et blessante et son Esprit nous guidera vers notre agir essentiel.

Peu à peu, notre besoin d'une personne-ressource s'amenuisera et Dieu en soi (Jésus pour les chrétiens), deviendra notre guide, notre accompagnateur. La prière remplacera graduellement la relation d'aide. Si nous ressentons toujours le besoin d'être accompagné par un autre être humain, assurons-nous qu'il est en chemin et que sa destination est la même que la nôtre.

Ma plus grande découverte lorsque je me suis laissé tracté par cette sensation fut de découvrir un nouveau monde merveilleux où tout est Amour, vérité et unité. À ma grande surprise, la Bible (surtout la Genèse et le Nouveau-Testament) cessa d'être juste un recueil d'événements passés et devint ma propre histoire. J'ai pris conscience que mon identité profonde est enfant de Dieu (devenu, par la suite, pécheur par la faute originelle) créé à l'image et à la ressemblance du Père.

Comme pour notre histoire humaine, nous devons refaire le chemin à rebours à partir du pécheur que je suis aujourd'hui, que j'ai été, que je suis devenu et découvrir que je suis avant tout enfant de Dieu promis à un avenir exceptionnel ici et maintenant pour l'éternité.

L'être humain laissé à lui-même ne pouvait se libérer du péché, de la maladie et de la mort et pour refaire le chemin à rebours il avait besoin d'un Sauveur, Jésus-Christ pour nous sauver de nous-mêmes, mais aussi pour nous montrer le chemin : mourir à soi-même, au vieil homme pour renaître en Christ, au nouvel Adam, au nouvel homme

J'ai eu besoin de ressentir que la création de l'être humain avait été un geste d'Amour gratuit de Dieu. J'ai compris que le conflit entre créationnistes et évolutionnistes ne devrait pas exister, car Dieu a créé mon Être à son image et à sa ressemblance. Que mon corps de chair fut le produit du péché originel. Que la chute de l'homme fut la chute de l'Être dans la matière, dans un corps de chair qui s'est développé au travers des âges d’où la théorie de l'évolution.

Dès le début de mon cheminement, j'étais habité par une parole du Christ: "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera lui aussi les œuvres que je fais ; il en fera même de plus grandes, parce que je vais au Père"(Jn 14, 12). Ce n'est pas peu. C'est comme si Jésus par cette seule phrase révélait au genre humain toute sa potentialité et à chaque être humain tout ce dont il est capable. Et pourtant, après deux mille ans, nous avons si peu avancé dans ce sens, le cheminement spirituel étant choisi par si peu. L'excuse préférée est : "Je ne suis pas Jésus-Christ. " Ah non et si je te disais que Christ veut faire sa demeure en toi et veut agir en toi à l'exemple de Saint-Paul : "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi" (Ga 2,20); alors, quelle serait ton excuse?

Noël c'est Jésus qui demande à naître, à s'incarner, à grandir, à vivre en chaque être humain. Il veut prendre toute la place en nous si nous l'invitons et si nous y consentons. Il veut nous instruire, nous guérir, nous sauver de nous-mêmes afin que nous puissions réintégrer notre état originel d'enfant de Dieu affranchi du péché, de la maladie et de la mort.

Comment? Comme Jésus est mort pour nous, nous devons mourir à nous-mêmes pour lui, mourir à notre petit moi, à notre ego, à notre psyché, pour renaître (ressusciter) à notre identité profonde d'enfant de Dieu à son image et à sa ressemblance en lui remettant notre liberté, notre volonté et notre intelligence afin qu'elles soient à son service. D'ailleurs, la vraie liberté n'est-elle pas de dépendre de Dieu seul en toutes choses : cœur, Être et corps?

Pour y arriver, nous devrons vivre une Pentecôte comme les apôtres. Après avoir fait don de notre liberté, de notre volonté et de notre intelligence, les pensées et la volonté de l'Esprit Saint prendront la relève. À ce moment, nous serons transformés par l'Esprit Saint. Ses pensées, sa volonté deviendront les nôtres. Il faut être attentif, car l'Esprit ne crie pas, ne s'impose pas, il chuchote.

C'est ce que je nous souhaite.

Robert

15 avril 2017

La souffrance

Je suis toujours un peu étonné lorsqu'on blâme Dieu pour ce qui nous arrive ou lorsqu'on ne comprend pas qu'Il n'intervienne pas plus souvent pour remédier à la souffrance physique ou psychique. La plus grande ruse du Malin est justement de faire croire que Dieu est responsable du mal, de la souffrance dans le monde ou dans nos vies alors qu'il en est rien. Souvent, le mal, la souffrance sont la conséquence de mauvais choix faits inconsciemment dans l'utilisation de notre libre arbitre et le malin est celui qui veut, par tous les moyens, nous maintenir dans cette inconscience.


La souffrance est la conséquence du péché et non de la volonté divine.

On semble oublier un événement très important de notre histoire humaine et spirituelle : le péché originel (voir le texte "Réflexion sur la création de l'être humain et sur le péché originel").

Dieu a créé l'être humain pour vivre une relation d'Amour avec sa créature basée sur la confiance mutuelle, le créant même libre de le tromper. L'humain, à un moment de son histoire, décide librement de rompre cette relation d'Amour avec son Dieu et se laisse attirer par une idole: la connaissance de toutes choses, la connaissance du bien et du mal.

Ayant rompu son climat d'unité intérieure, le "un" n'existe plus. Il y a le deux maintenant c'est-à-dire avant il n'y avait que l'Amour alors que maintenant il y a le bien et le mal. L'être humain n'est plus le même. Il est embarrassé, il se coupe de Dieu. Dieu le cherche, mais il se cache.

La relation à Dieu a été faussée par l'humain. Ils ne peuvent plus cohabiter en toute transparence, en toute liberté et en toute proximité.

L'être humain va son chemin. Il quitte l'Éden, la maison de son Père, son créateur pour une vie sans Dieu.

Dieu continue à aimer l'être humain et tente par tous les moyens de le séduire à nouveau, mais sans grand résultat. Cette histoire nous est racontée dans l'Ancien-Testament.

Dans un élan suprême d'Amour gratuit, Il envoie son Fils unique pour nous ramener à Lui, mais nous le rejetons et le crucifions.

Et, nous nous demandons pourquoi Il n'intervient pas plus souvent pour nous soulager de la souffrance, du mal, des injustices alors qu'Il n'a fait que cela, allant jusqu'à nous envoyer son Fils unique pour nous montrer le chemin.

Avec la venue de Jésus, cadeau ultime du Père, c'est à nous maintenant de nous prendre en mains et d'amorcer le retour vers le Père comme l'enfant prodigue (voir le texte " Réflexion sur la parabole du retour de l'enfant prodigue "), afin de retrouver notre unité première et notre relation privilégiée à Dieu.

Alors, si nous voulons mettre un terme à la souffrance, au mal dans un monde que nous avons librement choisi, nous devons cesser d'accuser Dieu et nous devons assumer notre décision et nous mettre en marche vers le Père en reconnaissant Jésus comme Celui qui sauve.

La souffrance et le mal continueront à exister, mais nous ne serons plus seuls à l'affronter.

C'est ce que je nous souhaite.

Robert


P.-S. Je joins un texte ci-dessous qui mérite réflexion. Bonne lecture.

La fille d'un prédicateur réputé a été interviewée dans un talk-show télévisé et l'animatrice lui a demandé au sujet des événements du 11 septembre 2001 :

Comment Dieu a pu laisser une telle horreur se produire?

Cette jeune fille a donné une réponse aussi profonde que perspicace.
"Je crois que Dieu a été profondément attristé par tout ça, au moins autant que nous, mais depuis des années nous lui demandons de sortir de nos écoles, de sortir de nos gouvernements et de sortir de nos vies.

En tant que "gentleman", il s'est calmement retiré. Comment pouvons-nous espérer que Dieu nous donnera sa bénédiction et sa protection si nous insistons pour qu'il nous laisse seuls? ".

Concernant les récents événements, attaques terroristes, tueries dans les écoles, guerres, etc., je crois que tout a commencé avec Madeleine Murray O'Hare qui s'est plainte de ne plus vouloir de prière dans les écoles. Nous avons dit OUI.

Puis un autre a dit que nous ne devrions pas lire la Bible à l'école, la même Bible qui enseigne "tu ne tueras point, tu ne voleras point, et aime-toi toi-même " et nous avons dit OUI.

Ensuite, le Dr. Benjamin Spock a dit que nous ne devrions pas taper nos enfants
quand ils agissent mal, car leur petite personnalité serait faussée et nous pourrions altérer leur estime personnelle.

Le fils du même docteur s'est malheureusement suicidé. Ils disent qu'un expert devrait savoir de quoi il parle, peu importe ce qu'il nous dit, et nous avons dit OUI.

Maintenant, nous nous demandons pourquoi nos enfants n'ont pas de conscience, pourquoi ils ne font pas la différence entre le bien et le mal, et pourquoi ils peuvent sans émotion tuer un étranger, un parent ou eux-mêmes.

Probablement qu'à force de profondes réflexions, nous en viendrons à la conclusion que ça a à voir avec le principe de "récolter ce qu'on a semé ".

C'est drôle de voir à quel point il est simple pour les gens de jeter Dieu et se demander ensuite pourquoi leur monde devient un enfer, à quel point nous croyons tout ce que les journaux disent et remettons en question tout ce que la Bible dit.

C'est drôle de voir que nous nous préoccupons plus de ce que les gens pensent de nous que de ce que Dieu pense de nous.


(Texte: Auteur inconnu)

14 avril 2017

L'Homme en moi


Il m'est nécessaire de prendre conscience de mon identité profonde en tant qu’Homme, non pas de l’homme que je suis devenu, non pas de l’homme qui a été façonné par son environnement, mais de l’Homme que je suis au tréfonds de moi.

Cet Homme est avant tout Homme de Dieu à partir duquel s’articulent toutes les autres facettes de l’Homme en moi.

Que veux dire pour moi être Homme de Dieu?

Être Homme de Dieu pour moi c’est cet Homme en moi qui, depuis sa création originelle, a le regard tourné vers le Père, dont le centre, le cœur de sa vie est le Père, dont le sens de sa vie est le Père. C’est de me reconnaître comme créature du Père dans toute sa beauté originale et originelle, mais de reconnaître aussi sa faute originelle, celle de la créature qui renie son créateur par arrogance, par autosuffisance préférant faire route seul sur le chemin de la connaissance plutôt que sur le chemin de l’humilité, de la confiance et de l’abandon à son Créateur.

Cette prise de conscience m’a permis de prendre racine en l’Homme de Dieu plutôt qu’en l’homme coupé de Dieu. Oui, il y a le pécheur que je suis devenu, mais qui n'est pas ce que je suis profondément. Pécheur, je le suis devenu, mais, Homme de Dieu, je le suis. Mon parcours spirituel, mon histoire spirituelle depuis ma création a aujourd’hui plus d’importance, plus de poids en moi que mon histoire humaine.

Avant, j’étais écartelé, à cheval sur plusieurs réalités en moi : l’homme, l’adolescent, l’enfant, le père, l’époux, l’ami, le frère, Jésus, etc. n’en priorisant aucune ou priorisant les mauvaises. Aujourd’hui, je ressens encore toutes ces réalités en moi, mais elles ne s’affrontent plus, elles se complètent parce qu’elles s’articulent à partir de la réalité la plus importante en moi : mon lien à Dieu. C’est comme si tout le reste était secondaire. Dans ma relation à Dieu, je peux être fils et père, mari, époux, etc. Quand je vis ma relation à Dieu, j’ai tout, j’ai l’essentiel : vérité et liberté en l’Amour. Quand je ne vis pas cette réalité, je n’ai rien. Je vis ma blessure et ses mécanismes.

Aujourd’hui, ma sensibilité et mon cœur sont irradiés par cette réalité de l’Homme en moi. Mon avancé s’est fait sur tous les fronts. En laissant grandir l’Homme en moi, l’enfant a guéri, l’adolescent a vieilli. Avant, j’essayais de m’occuper de l’enfant et de l’adolescent sans être Homme.

J’aspire à quoi aujourd’hui?
J’aspire à la transcendance, j’aspire à laisser toute ma personne, sensibilité, mental et corps, à être transcendée par la réalité de Dieu en moi, et de moi en Dieu, à ce que mon corps puisse baigner dans cette clarté, dans cette lumière, émanant de l’Être, à ce que la mort devienne pour moi un jour le seul et unique moyen de poursuivre mon cheminement vers Dieu l’étape de l’incarnation ayant atteint son but soit la réalisation de Dieu en l’Homme, de l’Homme en Dieu et que la mort ne soit que le moyen de vivre encore plus cette réalité.

Qu’il a été long le chemin parcouru par ce poupon étouffé qui ne voulait pas naître, par cet enfant triste et solitaire qui voulait mourir, par cet adolescent fuyant sa Vie dans l’alcool, la drogue, le sexe, par cet homme qui luttait avec ses démons, avec sa colère, son agressivité, ses frustrations, ses dépendances, ses fantasmes, par cet Homme pour qui aujourd’hui vivre est
d’être à la ressemblance du Père et pour qui la mort n’est que le rappel à Dieu de ce qui a été créé à son image, pour qui mourir est de poursuivre l’histoire d’Amour entre son Créateur et lui.

Tout ce parcours n’aurait été possible sans la vie, la mort et la résurrection de Jésus, le Christ, qui fut le premier à donner toute la place dans sa vie au Père, à donner toute la place dans sa vie à sa mission, à donner toute la place dans sa vie au service, son regard étant toujours fixé sur le Père, sur le but à atteindre et non sur le péché des hommes.

Depuis que j’ai commencé ce texte, je suis habité par le dessin de l’Homme de Leonardo da Vinci, les jambes écartées, les bras en croix, dans un cercle.

Ecce homo!

Robert

13 avril 2017

Être et Père


Je m’appuie sur le lieu en moi qui se nomme lien à Dieu, lien filial au Père.
C’est un lieu précis en moi, une antichambre communicante me permettant de passer du «Je suis» au «Il est», le lieu de la relation, je ne disparais pas, il y a moi et Lui.

Ce lien est en moi, mais le lien me porte. C’est le lieu de la naissance de l’Amour, de Lui pour moi, du Père pour le Fils. C’est dans la mesure que j’accueille cet Amour gratuit que je peux aimer à mon tour. Aimer d’un autre lieu, ce n’est pas aimer. Être aimé d’un autre lieu, ce n’est pas être aimé.

Il y a l’homme que je suis devenu par mon vécu, qu’on a façonné.
En ce lieu, il y a l’Homme que je suis.

C’est le lieu de l’Esprit en moi, du murmure de Dieu, de la volonté de Dieu, du sens, de la direction qu’Il veut donner à ma Vie.

C’est le lieu de l’Esprit, du chuchotement de Dieu à mon égard, de ce qui est bon pour moi, des balises à mon bonheur.

Robert

12 avril 2017

La suavité de Dieu

Je sens que la suavité de Dieu aspire à vivre en moi.

Qu'est-ce-que la suavité de Dieu en moi?

C'est toute la douceur, la tendresse, la délicatesse de Dieu qui veulent se répandre en toute ma personne, pour moi en premier, pour me nourrir, pour m'harmoniser, pour m'unifier afin que la suavité devienne une façon de me vivre, de me voir comme Dieu me voit, mais aussi de m'aimer de la même façon que Dieu m'aime. La suavité est un climat intérieur qui fait partie des mœurs divines, du climat relationnel entre Dieu et moi et qui aspire à vivre dans ma relation à moi-même et aux autres. C'est une sensation de douceur qui veut s'étendre dans tout mon corps et dans ma relation aux autres.

Devenir amour, devenir douceur… c'est ce que je nous souhaite.

Robert

11 avril 2017

Le Ressuscité et moi

Avant même de faire la rencontre du Ressuscité en 2002, Jésus m'avait délivré de certains de mes tombeaux en1975 à l'époque où j'ai connu à l'âge de 25 ans un éveil spirituel. Il m'a délivré alors de toutes mes dépendances aux substances: alcool, drogue et médicaments et finalement de la cigarette en 2001 sans que cela ne me demande aucun effort sinon que de vouloir en être débarrassé, de lui demander et de le laisser agir par la suite, sans résister.

La vie continua son cours : métro, boulot, dodo, mais sans grande satisfaction. C'est comme si la vie en moi était étouffée par de nombreux intrus. Tous les autres avaient plus de place en moi, plus d'importance que moi-même et que Dieu bien entendu. Je ne parvenais pas à laisser ma vie et celle du Ressuscité circuler consciemment et librement en moi jusqu'en 2002, époque où j'ai tout laissé de ma vieille vie en arrière de moi pour me réfugier dans une pourvoirie où j'ai rencontré, une certaine nuit, le Ressuscité à l'intime de moi comme une présence aimante, apaisante et sécurisante me chuchotant: "Tu n'es plus seul."

De puis ce moment, il ne cesse de m'interpeller, de me tracter vers plus. Il y a ma part et sa part, ma part n'étant que d'identifier ce qui lui fait obstacle en moi et de lui demander sincèrement d'en être délivré. J'ai identifié les tombeaux qui me maintenaient dans une léthargie, dans une inconscience et Christ les a ouverts un à un. Il m'a délivré et il me guérit de toutes mes dépendances, de toutes mes peurs, de toutes mes insécurités, de tous mes attachements, de toutes mes blessures humaines. Il me purifie, me sanctifie, m'épure sans cesse, mais pas contre mon gré. Je dois lui dire un oui libre et conscient et il fait le reste.

Oui, je crois devenir de plus en plus un témoin du Ressuscité en laissant vivre Christ en moi, pour moi et pour les autres et en partageant mon histoire avec Dieu, ma rencontre avec Jésus et mes expériences de Jésus.

J'ai le goût de le faire connaître à tous, mais surtout de les amener à vivre l'expérience de Jésus à l'intime d'eux. Pourtant, je ressens une désolation, une tristesse parce que très peu semblent intéressés de vivre l'expérience préférant s'enliser davantage de jour en jour dans l'inconscience, dans la non-vie plutôt que de laisser Christ ressusciter en eux et eux avec lui.

Pour moi, Christ est la solution à tous les maux, accessible à tous, gratuit pour tous et pourtant, il est rejeté par la grande majorité. Je souffre de voir celui que j'aime le plus être rejeté, méprisé, trahi, ridiculisé, crucifié à nouveau.

Oui, Christ est ressuscité, Christ est vivant. Je l'ai rencontré et il veut ressusciter en chacun de nous et nous avec lui. Il veut nous délivrer du joug de notre vécu humain afin que l'on puisse goûter à la liberté des enfants de Dieu ici et maintenant. Il veut nous guérir de tout.

Depuis que l'ai rencontré, il ne cesse de m'interpeller, de me tracter. Tous les jours, je sens qu'il m'appelle à plus, à plus de vie, à plus d'amour. Il m'a délivré du vieil homme et m'a ressuscité à l'homme nouveau qui est à l'image et à la ressemblance de Dieu, en voie de réalisation. Il me recrée sans cesse. Chaque jour est un pas de plus vers ma pleine réalisation.

Non, je n'attends plus de miracles dans ma vie: la femme ou l’emploi parfait, la pilule miracle, car le miracle s'est produit il y a 2,000 ans pour moi et pour nous tous. À nous de l'accueillir et d'y croire comme les apôtres, comme Thomas.

Oui, la vie du ressuscité bouillonne en moi et veut crier haut et fort: "Jésus est ressuscité, Jésus est vivant." Plus je me rapproche de Jésus, plus son mystère est grand. Cette présence en moi veut prendre toute la place, déloger tous les intrus, me transcender des pieds à la tête afin qu'il ne reste que lui et moi, moi et lui. Je n'ai qu'à le reconnaître, à l'inviter comme les disciples d'Emmaüs: "Reste encore un peu, car il se fait tard."

Je ne vivrai jamais assez vieux pour retrouver toute ma beauté originelle du matin de ma création, mais j'y aspire de tout mon être et j'ai toute l'éternité.
Oui, je sens que le Ressuscité se dresse en moi.
Oui, je m'accorde de plus en plus de temps pour me laisser vivre cette proximité avec lui dans mon quotidien, me laissant habiter de son Esprit, me laissant instruire, me laissant guidé, me laissant aimé. Il est l'alpha et l'oméga de ma vie, il est le sens de ma vie. Sa présence en moi me confirme que je ne mourrai jamais: mon corps oui, mais pas moi. D'ailleurs, je sens de plus en plus mon corps comme un obstacle entre moi et lui. Je sens que mon corps a à devenir de plus en plus souple et docile à l'Esprit, se laissant lui aussi transformé dans l'Amour et par l'Amour. Mon corps aspire aussi à être transcendé, à être relevé.

J'ai l'impression que le but de la création, le but de l'humanité est l'incarnation du Christ ressuscité en chacun.

C'est ce que je nous souhaite à tous,

Robert

10 avril 2017

Être et corps

Il est impossible de cheminer sans la participation du corps. Fur et à mesure que nous nous transformons intérieurement, le corps se transforme lui aussi. Cependant, étant de nature plus solide, la transformation se fait beaucoup plus lentement. D'un corps tordu par la souffrance et par les blessures affectives, il deviendra peu à peu lui aussi à l'image et à la ressemblance du Père. Cela ne se fait pas sans malaise pour des périodes plus ou moins longues selon le vécu de chacun parce que l'intelligence qui s'est érigée en roi et maître (pour ne pas dire en dictateur) ne voit pas d'un bon œil le fait d'être transformé en serviteur de l'Esprit en soi. Notre tête résiste de toutes ses forces à notre transformation intérieure. Pour mieux vivre cette transformation, il faut apprendre à se centrer de plus en plus au tréfonds de soi tout en habitant sa respiration et en la canalisant vers la zone endolorie. Il ne faut surtout pas perdre de vue le but à atteindre soit de se rapprocher de plus en plus de Dieu en soi en lui accordant de plus en plus d'espace. Un jour arrivera quand la vie de l'Être se répandra en tout notre corps. Notre corps deviendra de plus en plus souple et même notre teint pourrait devenir radieux. (Une photo en noir et blanc de Charles de Foucauld laisse entrevoir une lueur émanant de son visage et certains ont rapporté le même phénomène au contact de certains saints.)

Le corps de certains saints a connu des expériences assez extraordinaires: odeur de sainteté et/ou lueur se dégageant du corps, lévitation, don d'ubiquité, non-putréfaction du corps après le décès. C'est comme si le corps en se transformant était de moins en moins assujetti aux lois de la physique et relevait de plus en plus des lois spirituelles.

L'Être, de "contenu" deviendrait le "contenant" et le corps, de "contenant" deviendrait le "contenu".
Jusqu'où peut aller cette transformation?


Se pourrait-il qu'en accueillant Jésus-Christ sans aucune résistance au point où il pourrait transcender toute notre personne, nous soyons libérés du péché, de la maladie et de la mort?

Se pourrait-il que, dans mon retour vers le Père, mon corps ne soit pas appelé à mourir, mais soit plutôt appelé à devenir lumière lui aussi?

Se pourrait-il qu'au lieu de mourir, il soit appelé à ressusciter dans sa chair dès cette vie-ci, ici et maintenant, et retrouver ainsi sa condition d'avant le péché originel?

Se pourrait-il que l'on soit appelé Être et corps à vivre une ascension, que la mort devienne une décision consciente de quitter le plan terrestre après ce pour quoi on a été créé est accompli?

Si la réponse est oui à toutes ces questions, alors, pourquoi cela ne s'est-il pas encore produit sauf pour quelques exceptions notamment Élie, Marie et Jésus?


Cela exige un degré de sanctification et de purification que seuls certains saints peuvent atteindre;

cela exige un abandon total en toute humilité et en toute confiance, Être et corps, à la volonté Dieu;

cela demande un changement radical d'attitude face au corps et à sa mortalité;

cela exige une conversion radicale du corps.

C'est cet être humain redevenu enfant de Dieu dans toute sa personne, Être et corps, qui serait peut-être appelé un jour à connaître un passage lumineux vers l'éternité plutôt qu'une mort matérielle.

Néanmoins, tous ces phénomènes ne seraient que des conséquences secondaires du cheminement et ne doivent jamais au grand jamais devenir le but du cheminement. En accordant trop d'importance à ces phénomènes, le plus grand piège du chemin spirituel nous guette et risque de nous perdre : l'orgueil spirituel. Alors, en tout temps, maintenons une attitude d'humilité à l'exemple du serviteur inutile en accueillant ce qui est donné sans se l'approprier. L'important c'est d'être en chemin.

Je continue à croire que l'être humain est appelé par Dieu à vivre de belles et grandes choses si seulement il avait la foi pouvant transporter les montagnes et s'il pouvait, en accueillant le Christ et avec son aide, faire le passage de son état de pécheur à celui d'enfant de Dieu.

Voici ce à quoi l'Amour de Dieu nous convie soit à une sainteté ordinaire, une sainteté incarnée en notre humanité. Y croirons-nous? Qu'attendons-nous pour accueillir Jésus-Christ et nous mettre en marche à sa suite?

C'est ce que je nous souhaite à tous.


Robert


P.-S. Je suis conscient que ce texte puisse faire naître quantité de questions, de sensations agréables ou désagréables. N'hésitez surtout pas à m'en faire part et je vous répondrai personnellement.

9 avril 2017

Le retour de l'enfant prodigue


Où en sommes-nous dans notre relation à Dieu et comment faire pour rétablir la relation? Je vous propose un voyage à l'intérieur de vous-même en ayant comme guide la parabole de l'enfant prodigue (Évangile selon Saint-Luc, 15) qui est l'histoire et la destinée de l'humanité dans son ensemble, mais aussi de chaque être humain individuellement. Prière de lire attentivement en prenant des pauses, si nécessaire. Ne pas forcer. Laissez monter les réponses en vous; ensuite, notez-les. Alors, allons-y:

1- "Jésus leur dit encore : " Un homme avait deux fils, dont le plus jeune dit à son père : "Mon père, donne-moi la part du bien qui me doit échoir." Ainsi, le père leur partagea son bien. Et peu de temps après, ce plus jeune fils ayant tout amassé, s'en alla dehors dans un pays éloigné, et il y dissipa son bien en vivant dans la débauche."


{Note d'observation : il est à noter que la coupure vient du fils, c'est une décision volontaire de sa part. Il ne part pas les mains vides. Il quitte avec sa part d'héritage (baptême) dans un pays lointain qui n'a rien à voir avec son pays d'origine. N'y a-t-il pas similitude avec l'épisode du péché originel de la Genèse?}


Quelle(s) sensation(s) m'habite(nt) face à ce passage? Que penser de l'attitude du père face au départ du fils? Depuis mon baptême, ai-je déjà pris congé de Dieu et, si oui, quand, pourquoi et pendant combien de temps? Quelle fut ma débauche: drogue, alcool, sexualité, pouvoir, prestige, argent, orgueil, etc. ?




2- "Après qu'il eut tout dépensé, il survint une grande famine en ce pays-là; et il commença à être dans l'indigence. Alors, il s'en alla, et se mit au service d'un des habitants de ce pays-là, qui l'envoya dans ses possessions pour paître les pourceaux. Et il eût bien voulu se rassasier des carouges que les pourceaux mangeaient; mais personne ne lui en donnait."


{Note d'observation : Il a tout dépensé, il ne lui reste rien, grâce sinon que le vague souvenir de son héritage. Il est dans l'indigence, se sent vide et perdu. Détresse intérieure, détresse extérieure. Rien ni personne ne peut le sortir de sa misère.}

Qu'est-ce qui m'habite face à ce passage? Cela me rappelle-t-il une certaine étape de ma vie? Si oui, laquelle? Quelle fut ma détresse: dépression, intoxication, dépendance affective, etc. ?



3- "Étant donc rentré en lui-même, il dit : Combien y a-t-il de gens aux gages de mon père, qui ont du pain en abondance; et moi je meurs de faim! Je me lèverai, et m'en irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, et je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes domestiques."


{Note d'observation : après un moment d'intériorité, il se souvient de son état antérieur et il aspire à le retrouver, mais comment? En se mettant en route, en cheminant. La seule attitude requise est l'humilité}

Quelle sensation est éveillée en moi à la lecture de ce passage?
Suis-je rentré en moi-même et ai-je pris conscience que seul Dieu peut combler mes aspirations les plus profondes?
Ai-je pris la décision de me convertir (me tourner vers) et de tourner le dos, de décrocher de lâcher prise sur les faux dieux ?
Ai-je l'attitude intérieure appropriée pour amorcer un retour?





4- "Il partit donc, et vint vers son père."


{Note d'observation : en plus de l'humilité, les autres dispositions intérieures nécessaires sont la détermination, la confiance et l'abandon.}


Ai-je déjà amorcé mon retour vers le Père? Si oui, depuis quand? Comment se déroule mon retour? Qu'ai-je dans mes valises? Sont-elles trop lourdes à porter? Ai-je lâché prise sur le vieux monde? Quelles sont mes attitudes intérieures durant ce voyage?



5- "Et comme il était encore loin, son père le vit, et fut touché de compassion; et courant à lui, il se jeta à son cou et le baisa. Et son fils lui dit : "Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, et je ne suis plus digne d'être appelé ton fils". Mais le père dit à ses serviteurs : "Apportez la plus belle robe et l'en revêtez ; et mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds; et amenez un veau gras et le tuez ; mangeons et réjouissons-nous; parce que mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, mais il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir."

{Note d'observation : à noter que le Père va vers le fils avant qu'il soit rendu et que malgré qu'il ait dissipé sa part d'héritage, il reçoit encore plus. }


Qu'est-ce que je ressens à la lecture de ce passage? Dans mon cheminement spirituel, est-ce que je sens que j'ai réintégré ce lieu en moi d'intimité avec Dieu? Est-ce que je vis selon la règle (l'Amour) de la maison? Est-ce que je m'habitue peu à peu aux mœurs de Dieu? Est-ce que je suis tenté à l'occasion de revenir en arrière? Qu'est-ce qui m'y attire…
Quelles faiblesses… quelles blessures… quelles dépendances?




6- "Cependant son fils aîné, qui était à la campagne revint; et comme il approchait de la maison, il entendit les chants et les danses. Et il appela un des serviteurs, à qui il demanda ce que c'était. Et le serviteur lui dit : "Ton frère est de retour et ton père a tué un veau gras, parce qu'il l'a recouvré en bonne santé". Mais il se mit en colère, et ne voulut point entrer. Son père donc sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père : "Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais contrevenu à ton commandement, et tu ne m'as jamais donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis. Mais quand ton fils que voici, qui a mangé tout son bien avec des femmes débauchées, est revenu, tu as fait tuer un veau gras pour lui". Et son père lui dit : "Mon fils, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi. Mais il fallait bien faire un festin et se réjouir, parce que ton frère que voilà, était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé."


(Note d'observation : réaction bien humaine du fils aîné. Heureusement que mon frère aîné n'a pas eu la même réaction)


Quelle est la sensation qui monte en moi à la lecture de ce passage?
Qu'est-ce que je ressens face au comportement du fils aîné?
Ai-je à l'occasion le comportement du fils aîné face à mes frères et sœurs?
Ai-je pris conscience que mon frère aîné à moi (Jésus) est venu me rejoindre quand j'étais avec les pourceaux pour m'inviter à revenir, pour me montrer le chemin, pour m'accompagner, au prix de sa propre vie?




On pourrait penser que l'enfant prodigue a atteint le but, mais ne doit-il pas lui aussi, à l'exemple de Jésus, inviter ses frères et sœurs égarés à revenir vers le Père en leur indiquant le chemin (Jésus-Christ), en les accompagnant au risque d'être critiqué, d'être jugé?

Ai-je pris conscience, en tant que baptisé, de la nécessité de partager mon expérience de Dieu avec d'autres, de la nécessité d'accueillir par une écoute attentive et respectueuse sans juger leur expérience de vie et de leur indiquer le chemin du retour?



C'est ce que je nous souhaite

Robert

8 avril 2017

Vers demain...

Après avoir écrit tous les textes précédents sur le cheminement humain et spirituel, je prends conscience que je vous ai livré ce qu'a été mon cheminement personnel depuis 35 ans.

Il est évident que chacun n'a pas à faire le même chemin, car chacun ne part pas d'aussi loin, chacun n'a pas le même vécu.

Cependant, je crois qu'à la lecture de ces textes, chacun peut identifier le chemin que lui a à parcourir selon son point de départ ou selon où il en est.

L'image qui me vient et qui résume bien, je crois, le but du cheminement est celle du buisson ardent de Moïse. Je crois profondément que chacun est appelé à devenir, en son Être et en son corps, ce buisson ardent qui brûle sans se consumer de l'Amour du Père pour soi et pour les autres. C'est cette brûlure d'Amour incarnée en Jésus-Christ qui transforme, qui purifie et qui sanctifie.

Je termine par ce texte du Pape Benoît XVI, Encyclique « Spe Salvi », 47:

"Certains théologiens récents sont de l'avis que le feu qui brûle et en même temps sauve est le Christ lui-même, le Juge et Sauveur. La rencontre avec lui est l'acte décisif du jugement. Devant son regard s'évanouit toute fausseté. C'est la rencontre avec lui qui, en nous brûlant, nous transforme et nous libère pour nous faire devenir vraiment nous-mêmes. Les choses édifiées durant la vie peuvent alors se révéler paille sèche, vantardise vide, et s'écrouler. Mais dans la souffrance de cette rencontre, où l'impur et le malsain de notre être nous apparaissent évidents, se trouve le salut. Le regard du Christ, le battement de son cœur nous guérissent grâce à une transformation assurément douloureuse, comme « par le feu » ; cependant, c'est une heureuse souffrance, dans laquelle le saint pouvoir de son amour nous pénètre comme une flamme, nous permettant à la fin d'être totalement nous-mêmes et par là totalement de Dieu."

C'est ce que je nous souhaite à tous de tout cœur.

Bonne route sur le chemin du retour vers Dieu.

Robert

7 avril 2017

Pensées (mises-à-jour régulières)



- On ne doit pas disparaitre en Dieu, mais laisser Dieu transparaitre en soi. 

- "Une foi qui ne nous met pas en crise est une foi en crise ; une foi qui ne nous fait pas grandir est une foi qui doit grandir." Pape François tweet 01-02-2018


- "L'Évangélisation est le débordement d'un surcroît d'amour qu'il est impossible de garder pour soi-même." (Ephata 1, p.1065)

- La vie spirituelle: laisser Dieu être Dieu en soi.

- Dire du mal de quelqu'un, si c'est vrai, est une médisance. Si c'est faux, est une calomnie. Dans les   deux cas, mieux vaut se taire.

- Si je pense que je suis humble, je suis orgueilleux. Si je pense que je suis orgueilleux, je suis humble.

- Tant et aussi longtemps qu’on attend de recevoir d’un être humain l’amour qu’on était en droit de recevoir de nos parents, on ne peut se laisser aimer de Dieu.

- "Il n’est pas possible de croire et en même temps de se taire".
   (Saint Pedro Poveda Castroverde)

- "Je Suis" parce que "Il Est".

- Est-ce que le christianisme est bien de marcher à la suite de Jésus ou n'est-ce pas plutôt de laisser Jésus marcher en soi?

- Le christianisme n'est pas de disparaître en Dieu, mais plutôt de laisser Dieu apparaître en soi.

- Plus je deviens moi, plus je te sens en moi Seigneur.

- Plus je m'approche de l'éternité, plus le temps passe vite.

- Suis-je un être humain qui a une vie spirituelle ou ne suis-je pas plutôt un être spirituel qui a une  vie humaine?

- La mort peut être douce et paisible lorsqu'elle est le dernier passage qu'il nous reste à faire plutôt que le premier.

- Qu'est-ce que la souffrance si ce n'est la résistance de ma volonté à la volonté de Dieu ?

- Que mes rigidités soient macérées par ton Amour, Seigneur.

- Vie religieuse: en groupe; vie spirituelle: en Soi et vie mystique: en Dieu.

- Notre Être est le vestibule de Dieu.

- Tais par amour ce que tu ne peux dire avec amour.

- Seigneur, comme la goutte d'eau qui creuse patiemment le roc, tu creuses le coeur endurci de l'homme pour le ramener à toi.

- Seigneur, avant je m'accrochais à Toi pour vivre; maintenant, je ne vis que pour Toi.

- L'Être est une oasis à mi-chemin entre soi et Dieu où il est bon s'arrêter et se reposer pour mieux continuer son chemin vers la sainteté, vers Dieu, le but de toute vie humaine.

- Qu'est le but du cheminement spirituel si ce n'est de devenir assez humble pour se laisser aimer gratuitement par Dieu et de L'aimer en retour.

- Pour moi, le cheminement spirituel est une suite de portes à passer plus étroites les unes que les autres exigeant que je laisse quelque chose de moi en arrière à chaque passage.

- La vraie humilité est de se reconnaître créature de Dieu.

- Jésus, plus qu'une personne à connaître, une expérience à vivre.

- Aimer mon prochain... mais qui donc est mon prochain?
Évidemment, tous ceux qui me sont proches, mais surtout ceux qui ne le sont pas et de qui je dois me faire proche.

- Aimer mes ennemis... mais qui donc sont mes ennemis si non ceux qui se sont opposés ou qui s'opposent à ma Vie, ceux qui ont fait ou qui font obstacle à Christ en moi

- Et si les trois rois mages représentaient notre intelligence, notre volonté et notre liberté qui doivent s'agenouiller devant Jésus en Soi.

-Dieu est à l'âme ce que le soleil est au corps.
S'exposer au soleil, prendre un bain de soleil pour que la peau brunisse alors que la contemplation est de s'exposer à Dieu, prendre un bain de Dieu pour que l'âme devienne d'une blancheur immaculée.

- Est-ce que la miséricorde de Dieu est bien qu'Il pardonne tous nos péchés ou n'est-ce pas plutôt qu'Il nous voit toujours comme Il nous a créés, soit: sans péché, à son image et à sa ressemblance?

- Faisons autant confiance à Dieu en soi qu'à Dieu en l'autre.

- Que mon corps puisse devenir, comme une lanterne chinoise, une fine membrane laissant paraître la lueur de ton amour, Seigneur.

- Le meilleur outil d'évangélisation? L'attrait plutôt que la réclame. Libérons le corps afin qu'il soit le reflet fidèle de qui nous sommes profondément.

-Qu'est-ce qu'un péché si ce n'est de penser, d'agir de façon à ne pas s'aimer au point de se cacher, de se couper de Dieu?

- La vraie liberté est de servir Dieu... quel merveilleux paradoxe.

- Il y a eu l'Ancien et le Nouveau Testament. À nous d'écrire le troisième, le Testament d'Emmanuel, l'histoire de Dieu dans ma vie, du Dieu-parmi-nous.

- Jésus nous a sauvés de qui, de quoi? De nous-mêmes. Sans Lui, nous errons, nous tournons en rond. Avec Lui, nous retrouvons un sens à notre Vie, une direction, une destination.

- Celui qui nie l'existence de Dieu me fait penser à ce puceron sur le dos d'un éléphant qui en nierait l'existence parce qu'il est incapable de le voir dans sa totalité alors qu'il en fait partie.

- Et si la deuxième venue du Christ était ici et maintenant en chacun de nous?

- Personne n'est aimée comme elle le mérite... sauf par Dieu.

- Et si la sainteté n'était que de désirer la présence de Dieu...

- Si Dieu n'a pas la première place dans ma vie, rien n'est dans le bon ordre.

- Qu'est-ce que la mort si ce n'est de vivre plus... sans la lourdeur et les entraves du corps.

- Qu'est-ce que la mort si ce n'est le rappel dans le cœur de Dieu de ce qui a été créé à Son image et à Sa ressemblance.

- Le vrai bonheur est proportionnel à ma capacité d'humilité, de confiance et d'abandon à Dieu.

- Si l'enfer existait, ça serait de chercher Dieu pour l'éternité sans jamais le trouver.

- Si certains croient que la création de l'homme fut le fruit d'extra-terrestres, alors, qui créa les extra-terrestres?

- La vie n'est pas une pièce de théâtre. Alors, cessons de jouer un rôle et soyons nous-mêmes.

- Qu'est-ce que la dépression si non l'écroulement de la personnalité, de l'image et la disparition du faux de notre vie et l'opportunité de se relever en laissant émerger la personne que nous sommes profondément.

- Je ne pense plus... donc, je suis.

6 avril 2017

Frater Noster

                                                    
Frater Noster
Notre Frère qui est venu et qui est retourné aux cieux,
Je te dis merci d'avoir accepté de t'incarner sur la Terre des Hommes,
D'avoir assumé la condition humaine et ta mission jusqu'au bout,
Afin de nous montrer le chemin du retour vers le Père,
D'avoir connu la faim, la soif, l'angoisse, l'anxiété, le rejet, l'abandon,
Afin que nous soyons rassasiés, désaltérés,
Afin que nous connaissions la quiétude, la joie, l'accueil, le soutien,
D'avoir été crucifié, d'être mort et ressuscité,
Afin que nous ayons l'espérance d'un monde meilleur quand tout semble perdu,
De nous avoir envoyé ton Esprit Saint afin de nous guider
Jusqu'à la fin des temps.
Amen!

31 décembre 2014

Réflexion sur l'Annonciation (l'Évangile selon saint Luc 1, 26-28)


26. Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, 27. à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. 28. Il entra et lui dit : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. » 29. A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. 30. Et l'ange lui dit : « Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
31.Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus.
32. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; 33. il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin. » 34. Mais Marie dit à l'ange : « Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ? » 35. L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. 36. Et voici qu'Élisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile ; 37. car rien n'est impossible à Dieu. » 38.
Marie dit alors : « Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole ! » Et l'ange la quitta.

Quel beau passage que ce texte relatant l'Annonciation faite à Marie par l'ange Gabriel.


Il m'apparaît évident que cette jeune fille de Nazareth est sans péché et choisie de toute éternité par le Père pour enfanter l'Enfant-Dieu.

Que dire de ses parents terrestres Anne et Joachim qui ont su l'accueillir, l'élever dans la foi et la préparer sans le savoir à devenir la mère du Sauveur.

Et quelle réponse de Marie : "Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole." Cette seule phrase contient toutes les attitudes requises pour cheminer spirituellement : l'humilité, la confiance et l'abandon.
Que nous puissions tous à l'exemple de Marie se soumettre avec tant d'empressement et de docilité à la volonté de Dieu.


C'est ce que je nous souhaite.

Robert

29 décembre 2014

Réflexion sur la Visitation (Évangile de St-Luc 1, 39-45)



39. En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. 40. Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth. 41. Et il advint, dès qu'Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Élisabeth fut remplie d'Esprit Saint. 42. Alors elle poussa un grand cri et dit : « Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! 43. Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?
44. Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. 45. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de qui lui a été dit de la part du Seigneur ! »


Le lien d'Être, le lien de mission unissant les deux cousins Jean, le précurseur, et Jésus, le Messie, est tellement fort qu'il est éveillé avant même leur naissance lors de la rencontre de leur mère respective, Élizabeth et Marie.

Un qui sera appelé à naître, à grandir, à s'effacer devant plus grand que lui et ensuite à mourir et l'autre à naître, à grandir, à mourir pour le salut de l'humanité et à ressusciter pour manifester la gloire de Dieu et pour nous révéler notre finalité, notre accomplissement en Dieu.

Est-ce que mon Être à moi tressaille aussi d'allégresse et de joie en sentant la venue prochaine de l'Enfant-Dieu en ce monde le 25 décembre et est-ce que j'accepte moi aussi de m'effacer devant plus grand que moi, de mourir à moi-même afin que Jésus puisse naître en la crèche de mon cœur et qu'il puisse grandir en moi et me révéler ma part de mission dans le plan du Père pour le redressement de l'humanité?

C'est ce que je nous souhaite.


Robert

25 décembre 2014

Réflexion sur Noel


Enfant, à Noel, Jésus n'était pour moi qu'une poupée de cire, immobile, sans expression. On célébrait sa naissance mais il ne semblait pas trop vivant, ni en moi, ni chez les autres. Noel c'était surtout le Père Noel, la visite, les cadeaux. C'était une fête mais une fête païenne sur fonds de liturgie. Le petit Jésus me semblait être un être bien frêle, bien démuni, bien faible. Je ne sentais pas de lien bien précis à ce petit Jésus. Pourtant, j'étais très pieux mais j'avais besoin d'un Jésus fort et puissant (…un peu comme les Juifs, ma foi) pour me réconforter, pour me consoler car je me sentais bien seul dans cet univers d'adultes.

Adolescent, j'ai complètement délaissé le Père Noel et… le petit Jésus et je vivais Noel de plus en plus comme une fête païenne faisant partie de la tradition et du folklore avec les copains et les copines dans les bars. Je ressentais un malaise à vivre Noel de cette façon sans trop savoir pourquoi, ayant l'impression d'avoir passé à côté de quelque chose.

Et puis un jour, devenu adulte et étant marié, j'en ai eu assez de fêter Noel de cette façon, à la façon des autres. Cette année là, la veille de Noel, j'ai refusé toutes les invitations et j'ai resté fin seul à la maison et, ce fut mon plus beau Noel. J'ai assisté à la naissance de Jésus en moi. Je me sentais ému pas sa petitesse, par sa fragilité, pas sa vulnérabilité. J'ai senti qu'il avait besoin d'être protégé autant que moi. Alors, lui et moi avons vécu caché pendant quelques années. Je me sentais étrange de ressentir, à l'occasion, cette présence en moi sans, presque jamais, la retrouver chez les autres. Je vivais dans un monde sans Dieu et pourtant je ressentais Jésus en moi. Si j'osais en parler, on me regardait bizarrement et on ne comprenait pas. En conséquence, je mettais de plus en plus de distance entre lui et moi jusqu'au jour où, en lisant Sainte Thérèse d'Avila, je compris qu'il était possible, voir même essentiel, de vivre Dieu. Ce que je ressentais était mon lien à Dieu, à Jésus et j'avais à lui donner plus de place et d'importance.

Qu'est Noel pour moi aujourd'hui?C'est l'incarnation de Dieu, c'est Dieu incarné dans la chair en Jésus pour rejoindre, pour toucher, pour guérir mon humanité blessée et blessante et pour me sauver.
Me sauver de quoi? De moi-même, de mes blessures, de mes mécanismes hérités de mon vécu qui contribuent à ma perte. Jésus est le vrai visage de Dieu. "Qui m'a vu, a vu le Père". Noel est une invitation qui m'est lancée à faire une place à Dieu, de l'accueillir, de le laisser grandir en toute quiétude, de laisser Christ prendre toute la place en l'auberge de mon cœur, à la condition qu'elle ne soit pas occupée par trop d'intrus et qu'il puisse trouver place pour s'y loger entre le boeuf de mes instincts et l'âne de mon mental.

La crèche, c'est moi, c'est nous. Développons l'attitude de Marie: "Qu'il me soit fait selon ta volonté Seigneur" et méditons ces choses en notre cœur.

C'est ce que je nous souhaite à l'approche de Noel.
Heureux Noel à tous dans l'allégresse et dans la joie.

Robert

23 décembre 2014

Réflexion sur l'Épiphanie (Évangile selon saint Mathieu 2, 1-12)

1. Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
2. en disant : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage. » 3. L'ayant appris, le roi Hérode s'émut, et tout Jérusalem avec lui. 4. Il assembla tous les grands prêtres avec les scribes du peuple, et il s'enquérait auprès d'eux du lieu où devait naître le Christ. 5. « A Bethléem de Judée, lui dirent-ils ; ainsi, en effet, est-il écrit par le prophète : 6. Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël. » 7. Alors Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux le temps de l'apparition de l'astre, 8. et les envoya à Bethléem en disant : « Allez vous renseigner exactement sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, avisez-moi, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage. »
9. Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant.
10. A la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie. 11. Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
12. Après quoi, avertis en songe de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays.



Il est intéressant de noter que les premiers à se prosterner devant l'Enfant-Dieu sont les bergers, les humbles. Ils partent de moins loin en eux et ils ont les attitudes intérieures de tous ceux dont il est question dans les béatitudes : les pauvres, les doux, les affligés, les justes, les miséricordieux, les purs, les pacificateurs et les martyrs.

Viennent ensuite les mages, les savants, les riches de ce monde qui se mettent en marche sans connaître leur destination. Cette fois-ci, l'humilité, la confiance et l'abandon auront raison sur la connaissance, le pouvoir et l'argent et les mages se prosterneront à leur tour devant l'Enfant-Jésus. Ils ne se laisseront pas piéger par les puissances de ce monde (Hérode) et ils poursuivront leur route.

Et nous dans tout cela, avons-nous dit oui à cette lumière qui se pointe en nous, avons-nous accepté en toute humilité de nous y abandonner en toute confiance sans en connaître l'aboutissement?

Est-ce que notre tête imbue de connaissance, assoiffée de pouvoir et d'argent accepte de se courber en notre crèche intérieure devant l'Enfant-Jésus qui ne demande qu'à naitre et qu'à grandir en nous?

Est-ce que nous sommes prêts à lui offrir ce qui nous est le plus précieux: notre liberté, notre intelligence et notre volonté?

Est-ce que nous tentons d'éviter les pièges de ce monde pour poursuivre notre route à la suite de Jésus?

En ce début d'année, c'est ce que je nous souhaite.



Robert

21 décembre 2014

Réflexion sur le recouvrement de Jésus au temple (Évangile de Saint luc 2, 41-52)



41. Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
42. Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête.
43. Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant Jésus resta à Jérusalem à l'insu de ses parents.
44. Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances.
45. Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem.
46. Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant ;
47. et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses.
48. A sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. »
49. Et il leur dit : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? »
50. Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il venait de leur dire.
51. Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth ; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur.
52. Quant à Jésus, il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes.



À la lecture du texte, nous constatons que le cœur de Marie et Joseph, les parents de Jésus, est torturé par une angoisse bien humaine, la preuve que la sainteté ne rend pas insensible aux événements du quotidien, mais au contraire qu'elle a pour effet de faire ressentir plus profondément les joies comme les peines, résultat d'une plus grande humanisation.

Si Jésus à 12 ans a la capacité d'échanger avec les docteurs de la loi et de s'affirmer dans sa vocation face à Marie et Joseph, c'est qu'il est Dieu avant tout, mais aussi que ses parents l'ont élevé dans la foi et lui ont donné un environnement propice lui permettant de vivre son identité profonde de Fils unique du Père et d'assumer sa mission de Sauveur, de Rédempteur même s'ils en ignoraient toute la portée. .

Se pourrait-il que le rôle des parents ne soit que de révéler l'enfant à lui-même, de l'aider à découvrir son identité profonde d'enfant de Dieu, à se vivre en unité avec cette réalité et à assumer la part qui lui incombe dans le plan du Père pour l'humanité?

Oui, je le crois.

Robert

19 décembre 2014

Réflexion sur le baptême du Seigneur (Évangile selon saint Luc 3, 15-22)



15. Comme le peuple était dans l'attente et que tous se demandaient en leur cœur, au sujet de Jean, s'il n'était pas le Christ,
16. Jean prit la parole et leur dit à tous : « Pour moi, je vous baptise avec de l'eau, mais vient le plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu.
17. Il tient en sa main la pelle à vanner pour nettoyer son aire et recueillir le blé dans son grenier ; quant aux bales, il les consumera au feu qui ne s'éteint pas. »
18. Et par bien d'autres exhortations encore il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.
19. Cependant Hérode le tétrarque, qu'il reprenait au sujet d'Hérodiade, la femme de son frère, et pour tous les méfaits qu'il avait commis,
20. ajouta encore celui-ci à tous les autres : il fit enfermer Jean en prison.
21. Or il advint, une fois que tout le peuple eut été baptisé et au moment où Jésus, baptisé lui aussi, se trouvait en prière, que le ciel s'ouvrit,
22. et l'Esprit Saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix partit du ciel : « Tu es mon fils ; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré. »


Ce texte m'interpelle beaucoup.
Il me ramène au sens de mon propre baptême par lequel mon identité d'enfant de Dieu et ma relation au Père me furent confirmées.
Comme vous, je ne me souviens pas de mon baptême, mais je soupçonne qu'Il nous a chuchoté à nous aussi : "Tu es mon fils, ma fille, bien-aimé (e)."
Est-ce à dire que le baptême me donne un droit acquis au salut ou n'ai-je pas, plutôt une fois adulte, à prendre conscience de toute la portée de cette filiation divine?
Il est intéressant de noter que la descente de l'Esprit-Saint sous forme de colombe lors du baptême de Jésus, mais aussi sous forme de langues de feu lors de la Pentecôte des apôtres est le signe choisi pour indiquer un début de mission.
N'ai-je pas aussi à l'exemple des apôtres lors de la Pentecôte à inviter et à accueillir l'Esprit-Saint afin qu'il me transforme et qu'il me donne le courage d'assumer ma mission de baptisé, de prêtre, prophète et roi?C'est ce que je nous souhaite.

Robert

17 décembre 2014

Réflexion sur la tentation de Jésus au désert (Évangile selon Saint-Marc 1, 12-15)


1. Jésus, rempli d'Esprit Saint, revint du Jourdain, et il était mené par l'Esprit à travers le désert
2. durant quarante jours, tenté par le diable. Il ne mangea rien en ces jours-là et, quand ils furent écoulés, il eut faim.
3. Le diable lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre qu'elle devienne du pain. »
4. Et Jésus lui répondit : « Il est écrit : Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme. »
5. L'emmenant plus haut, le diable lui montra en un instant tous les royaumes de l'univers
6. et lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car elle m'a été livrée, et je la donne à qui je veux.
7. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, elle t'appartiendra tout entière. »
8. Et Jésus lui dit : « Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et à lui seul tu rendras un culte. »
9. Puis il le mena à Jérusalem, le plaça sur le pinacle du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas ;
10. car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, afin qu'ils te gardent.
11. Et encore : Sur leurs mains, ils te porteront, de peur que tu ne heurtes du pied quelque pierre. »
12. Mais Jésus lui répondit : « Il est dit : Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu. »
13. Ayant ainsi épuisé toute tentation, le diable s'éloigna de lui jusqu'au moment favorable. Jésus inaugure sa prédication.



« Qui suis-je? »

Dans l’Évangile de ce jour, il y a trois temps forts : le baptême de Jésus, un temps de solitude et le ministère de Jésus. N’est-ce pas le sens profond du carême qui nous est révélé : un temps d’intériorisation sur notre identité profonde et sur ce à quoi nous sommes appelés à vivre en tant que chrétien?

C’est comme si Jésus nous invitait à s’accorder un temps de réflexion sur le sens profond du baptême. Par le baptême, on me rappelle que je suis avant tout un enfant de Dieu. C’est un appel à nous libérer de nos attirances, de nos tendances quelques fois trop humaines et à nous vivre à l’image et à la ressemblance du Père. Chacun est appelé par son nom à marcher à la suite de Jésus. À nous de découvrir en soi le comment en prenant conscience de nos limites, de nos potentialités et de nos aspirations.

Le carême était jadis une période de privation et de sacrifices de quarante jours. Aujourd'hui, le carême pourrait être une période d'introspection pour prendre conscience de ce qui fait obstacle au plan de Dieu en nous, pour nous et pour l'humanité. Les tentations de Jésus ne sont-elles pas aussi les nôtres : richesse, pouvoir et prestige en plus de nos difficultés à nous libérer de certaines de nos peurs, de nos dépendances, de nos insécurités?

Demandons la grâce d'être libéré de ce qui fait obstacle à la présence de Dieu en chacun de nous et que cela devienne une manière de nous vivre tout au long de notre vie afin de mieux s'assumer en tant que baptisé et chrétien et de pouvoir marcher allègrement à la suite de Jésus.


C’est ce que je nous souhaite.

Robert

15 décembre 2014

Réflexion sur les Noces de Cana (Évangile selon saint Jean 2, 1-11)



1. Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était.
2. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples.
3. Or il n'y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont pas de vin. »
4. Jésus lui dit : « Que me veux-tu, femme ? Mon heure n'est pas encore arrivée. »
5. Sa mère dit aux servants : « Tout ce qu'il vous dira, faites-le. »
6. Or il y avait six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures.
7. Jésus leur dit : « Remplissez d'eau ces jarres. » Ils les remplirent jusqu'au bord.
8. Il leur dit : « Puisez maintenant et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
9. Lorsque le maître du repas eut goûté l'eau changée en vin - et il ne savait pas d'où il venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l'eau - le maître du repas appelle le marié
10. et lui dit : « Tout homme sert d'abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent ! »
11. Tel fut le premier des signes de Jésus, il l'accomplit à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.






Comme début de mission, Jésus acquiesce à la demande de sa mère de changer l'eau en vin pour répondre au besoin bien humain des convives de festoyer.

Tout au long de sa mission, il sera constamment sollicité pour soulager la misère humaine et, souvent, il acceptera de le faire par compassion et pour la gloire de son Père.

Cependant, il est beaucoup plus qu'un thaumaturge. Il veut nous libérer du péché et combler tous nos besoins spirituels. Comme il le dira à la Samaritaine, il veut donner une eau vive et qui en boira n'aura plus jamais soif.

Sommes-nous tentés comme les Juifs à l'époque de Jésus de lui demander d'intervenir dans nos vies afin de répondre à nos besoins d'ordre temporel ou le prions-nous afin qu'il nous soulage de notre faim et de notre soif d'absolu, afin qu'il nous redonne la santé spirituelle en nous guérissant de l'orgueil, de la convoitise, de la colère et afin surtout de connaître la volonté du Père?

Et si Jésus, l'Époux, nous conviait à une noce mystique à laquelle il ne manquerait jamais de bon vin?

C'est ce que je nous souhaite.

Robert

13 décembre 2014

Réflexion sur Jésus et les marchands du temple (Évangile selon St-Jean 2,13-22)


2 13 La fête juive de la Pâque était proche et Jésus alla donc à Jérusalem. 14 Dans le temple, il trouva des gens qui vendaient des boeufs, des moutons et des pigeons ; il trouva aussi des changeurs d'argent assis à leurs tables. 15 Alors, il fit un fouet avec des cordes et les chassa tous hors du temple, avec leurs moutons et leurs boeufs; il jeta par terre l'argent des changeurs en renversant leurs tables; 16 et il dit aux vendeurs de pigeons : « Enlevez tout cela d'ici ! Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce ! » 17 Ses disciples se rappelèrent ces paroles de l'Écriture : « L'amour que j'ai pour ta maison, ô Dieu, me consumera comme un feu. »
18 Alors les chefs juifs lui demandèrent : « Quel signe miraculeux peux-tu faire pour nous prouver que tu as le droit d'agir ainsi ? » 19 Jésus leur répondit : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le rebâtirai g . » — 20 « On a mis quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, tu vas le rebâtir en trois jours ? » lui dirent-ils. 21 Mais le temple dont parlait Jésus, c'était son corps. 22 Plus tard, quand Jésus revint d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; et ils crurent à l'Écriture et aux paroles que Jésus avait dites.







"Jésus entre dans le temple et y exerce son autorité."





Ce passage est un des plus connus de l'Évangile et nombreux sont ceux qui y référent pour justifier une colère en disant que même Jésus s'était fâché. Oui, il est vrai que Jésus a fait une colère, une sainte colère dont les motifs sont très différents de nos colères humaines. Jésus avait enseigné qu'on ne pouvait servir deux maîtres, l'argent et Dieu et voici, que même dans la maison de Dieu, son Père, on y fait du commerce, du marchandage, sous le prétexte de remplir des devoirs religieux alors que la vraie raison est l'occasion de faire un profit démesuré.

Notre corps est aussi la demeure, le temple de Dieu, de la Trinité. Comme le temple de Jérusalem, nos corps peuvent aussi contenir des intrus dont les motifs laissent à désirer. Oserons-nous, à l'exemple de Jésus, faire un fouet et chasser de notre temple intérieur ces intrus (le pouvoir, le prestige, l'argent, la convoitise, la sensualité, etc.) qui font ombrage à Dieu?
Encore mieux, en recevant l'Eucharistie, nous accueillons Jésus en soi afin qu'Il puisse chasser les vendeurs de notre temple intérieur.

C'est ce que je nous souhaite.

Robert

12 décembre 2014

Réflexion sur la pêche miraculeuse (Évangile selon Saint Luc 5, 1-11)



1. Or il advint, comme la foule le serrait de près et écoutait la parole de Dieu, tandis que lui se tenait sur le bord du lac de Gennésaret,
2. qu'il vit deux petites barques arrêtées sur le bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
3. Il monta dans l'une des barques, qui était à Simon, et pria celui-ci de s'éloigner un peu de la terre ; puis, s'étant assis, de la barque il enseignait les foules.
4. Quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : « Avance en eau profonde, et lâchez vos filets pour la pêche. »
5. Simon répondit : « Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais sur ta parole je vais lâcher les filets. »
6. Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons, et leurs filets se rompaient.
7. Ils firent signe alors à leurs associés qui étaient dans l'autre barque de venir à leur aide. Ils vinrent, et l'on remplit les deux barques, au point qu'elles enfonçaient.
8. A cette vue, Simon-Pierre se jeta aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! »
9. La frayeur en effet l'avait envahi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause du coup de filet qu'ils venaient de faire ;
10. pareillement Jacques et Jean, fils de Zébédée, les compagnons de Simon. Mais Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte ; désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
11. Et ramenant les barques à terre, laissant tout, ils le suivirent.



Ce qui me frappe dans l'Évangile d'aujourd'hui est la docilité de Simon alors qu'il n'est même pas encore disciple de Jésus, juste un homme ordinaire revenant de la pêche bredouille.

Aucune hésitation de sa part et les résultats furent au-dessus de ses attentes. Il en fut si impressionné qu'il se reconnut immédiatement comme pécheur devant la sainteté éminente de celui qui venait non seulement d'accomplir ce prodige, mais qui lui révéla aussi sa mission, ce pour quoi il fut créé : pêcheur d'hommes.

Quelle leçon de foi de la part de Simon et quelle réponse de la part de Jésus!
Se pourrait-il que, si nous avions la foi de Simon – une foi qui peut transporter les montagnes, Jésus non seulement répondrait à nos besoins, mais les surpasserait?

Dieu attend que nous Lui disions oui, que nous Lui fassions confiance et que nous reconnaissions notre condition de pécheur pour combler toutes nos aspirations profondes et pour donner aussi un sens à notre vie en nous révélant notre rôle dans son plan pour l'humanité.

C'est ce que je nous souhaite.


Robert

11 décembre 2014

Réflexion sur l'appel de Jésus à Mathieu (Évangile selon Saint-Mathieu 9, 9-13)


9 De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s`appelait Matthieu. Il lui dit: Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit. 10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples. 11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie? 12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. 13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

« Suis-moi »

Existe-t-il de vrais justes alors qu’il est dit que même les saints pèchent sept fois par jour?

Jésus ne peux rien pour les pharisiens, pour ceux qui se croient justes, renfermés sur eux-mêmes, emmurés dans leur supériorité morale.

Il est venu pour nous, pour ceux et celles qui reconnaissent leur condition de pécheurs comme l’enfant prodigue et qui aspirent à vivre une véritable expérience de Dieu.

Nous laissons-nous ressentir la portée du regard de Jésus pour le rencontrer, lui le seul vrai juste, et ainsi entrer dans la connaissance de son Amour pour en faire l’expérience profonde?

Répondrons-nous spontanément, sans tergiversation, comme Mathieu à l’invitation de Jésus à le suivre?

C’est ce que je nous souhaite.

Robert

9 décembre 2014

Réflexion sur "Nul n'est prophète..." (Évangile selon saint Luc 4, 21-30.)




Nul n'est prophète...


21. Alors il se mit à leur dire : «Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Écriture.»
22. Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche. Et ils disaient : « N'est-il pas le fils de Joseph, celui-là ? »
23. Et il leur dit : « A coup sûr, vous allez me citer ce dicton : Médecin, guéris-toi toi-même. Tout ce qu'on nous a dit être arrivé à Capharnaüm, fais-le de même ici dans ta patrie. »
24. Et il dit : « En vérité, je vous le dis, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie.
25. « Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d'Élie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ;
26. et ce n'est à aucune d'elles que fut envoyé Élie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon.
27. Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée ; et aucun d'eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien. »
28. Entendant cela, tous dans la synagogue furent remplis de fureur.
29. Et, se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l'en précipiter.
30. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin...



Les gens de Nazareth avaient sûrement depuis une trentaine d'années une image bien arrêtée de Jésus, ce fils de charpentier. Ils le connaissaient probablement comme un type bien, pieux, religieux et sans histoire et, tout à coup, celui-ci se met à faire des miracles et se dit envoyé de Dieu. Ils en furent certainement étonnés, mais fiers aussi que sa renommée fasse aussi celle de Nazareth. Cependant, ils furent aussi très vifs à le rejeter allant même jusqu'à vouloir le tuer lorsque sa parole dérangeait et les remettait en question.

Quelle leçon pouvons-nous tirer de ce passage?
Souvent, les gens même nos proches, peuvent quelquefois être dérangés par ceux qui endossent les valeurs chrétiennes ou par ceux qui ont connu une conversion ne les reconnaissant plus préférant qu'ils restent comme avant ne voulant pas se remettre en question eux-mêmes.

L'image… le paraître… refuser de changer pour ne pas déplaire… se taire pour ne pas déranger… préférer l'harmonie à tout prix à la vérité… telles peuvent être nos attitudes à l'occasion.

Demandons d'avoir le courage de nos convictions, le discernement pour savoir quand et comment s'affirmer en notre identité profonde d'enfant de Dieu et la force d'assumer notre rôle dans le plan du Père malgré les réactions de notre entourage et, à l'exemple de Jésus, de passer au milieu d'eux, allant notre chemin.

C'est ce que je nous souhaite.

Robert


7 décembre 2014

Réflexion sur Jésus et la Samaritaine, (Évangile selon Saint-Jean 4, 5-42)


"...5 il arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils. 6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C`était environ la sixième heure. 7 Une femme de Samarie vint puiser de l`eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire. 8 Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres. 9 La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? -Les Juifs, en effet, n`ont pas de relations avec les Samaritains. - 10 Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t`aurait donné de l`eau vive. 11 Seigneur, lui dit la femme, tu n`as rien pour puiser, et le puits est profond; d`où aurais-tu donc cette eau vive? 12 Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux? 13 Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif; 14 mais celui qui boira de l`eau que je lui donnerai n`aura jamais soif, et l`eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d`eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. 15 La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n`aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. 16 Va, lui dit Jésus, appelle ton mari, et viens ici. 17 La femme répondit: Je n`ai point de mari. Jésus lui dit: Tu as eu raison de dire: Je n`ai point de mari. 18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n`est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. 19 Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es prophète. 20 Nos pères ont adoré sur cette montagne; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. 21 Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l`heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. 22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. 23 Mais l`heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. 24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l`adorent l`adorent en esprit et en vérité. 25 La femme lui dit: Je sais que le Messie doit venir (celui qu`on appelle Christ); quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. 26 Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle. 27 Là-dessus arrivèrent ses disciples, qui furent étonnés de ce qu`il parlait avec une femme. Toutefois aucun ne dit: Que demandes-tu? ou: De quoi parles-tu avec elle? 28 Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s`en alla dans la ville, et dit aux gens: 29 Venez voir un homme qui m`a dit tout ce que j`ai fait; ne serait-ce point le Christ? 30 Ils sortirent de la ville, et ils vinrent vers lui. 31 Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger, disant: Rabbi, mange. 32 Mais il leur dit: J`ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. 33 Les disciples se disaient donc les uns aux autres: Quelqu`un lui aurait-il apporté à manger? 34 Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m`a envoyé, et d`accomplir son oeuvre. 35 Ne dites-vous pas qu`il y a encore quatre mois jusqu`à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. 36 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. 37 Car en ceci ce qu`on dit est vrai: Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne. 38 Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n`avez pas travaillé; d`autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail. 39 Plusieurs Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme: Il m`a dit tout ce que j`ai fait. 40 Aussi, quand les Samaritains vinrent le trouver, ils le prièrent de rester auprès d`eux. Et il resta là deux jours. 41 Un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole; 42 et ils disaient à la femme: Ce n`est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l`avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu`il est vraiment le Sauveur du monde."

« Invitation de Jésus, R.S.V.P. »


Le puits de Jacob, Jésus, l'Eau-Vive... que signifie tout cela pour moi aujourd'hui?

Le puits de Jacob ne pourrait-il pas être aussi le puits de Robert, de Lucie, de Germain?
N'avons-nous pas juste à descendre au tréfonds de notre puits personnel conduisant à notre Être pour faire la rencontre à l'intime de soi de Jésus qui ne demande pas mieux que de nous désaltérer de notre soif d'amour, de justice, de pureté, de beauté...

« Donne-moi à boire »Cette demande de Jésus s’adresse à chacun et chacune de nous. Il a soif de nous et Il espère que nous avons soif de Lui, le porteur d’Eau-Vive guérissante et rafraîchissante afin que nous offrions à notre tour cette Eau-Vive à nos semblables. C’est une invitation à vivre une relation intime et personnelle avec Lui. Hésitons-nous, comme la Samaritaine, à répondre à sa demande prétextant que nous ne sommes pas à la hauteur? Avons-nous réellement accueilli notre identité profonde de fils, de fille du Père, de frère et de sœur en Jésus?

« Va, appelle ton mari et reviens. »
Il y a la part de Jésus et notre part. Afin qu’Il puisse étancher notre soif, Il ne nous demande que de mettre un peu d’ordre dans notre vie, de changer ce que nous pouvons.
Sommes-nous prêt(e)s à le faire?


« ...ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. »
Il nous invite également à adorer le Père « en esprit et en vérité. » Certes, il y a certains lieux propices à l’adoration mais le lieu par excellence n’est-il pas le cœur de soi pour faire la rencontre intime avec son Dieu?


« Ce n'est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l'avons entendu nous-mêmes... »
Finalement, comme beaucoup de Samaritains, nous pouvons croire en Jésus à cause des témoignages de ceux et celles qui L’ont rencontré ou oserons-nous L’inviter à demeurer chez nous et à faire par nous-mêmes l’expérience d’une relation intime et personnelle avec Lui?

C’est ce que je nous souhaite.


Robert